Association des
Sculpteurs sur
Pierre de la Montérégie

 

 
Lerou
Lerou, pseudonyme de Marie-Josée Leroux, est née à Montréal en 1961. Fille d’un réalisateur, elle a grandi dans un milieu stimulant, ouvert sur les arts et la culture.
Adolescente, elle a suivi des cours aux Musée des beaux-arts de Québec, puis au Cegep de Lévis-Lauzon en Arts & lettres et à l’Université Laval en Histoire de l’Art et création littéraire.
Après avoir enseigné les arts plastiques à des enfants, elle entre comme graveur et sérigraphe chez Publicité Latulippe à Ste-Foy, travaille ensuite comme graveur chez Martin Pontbriand, graveur, à Québec, et chez Western T., à Vancouver.
De retour à Montréal, elle travaille chez Paul Labelle, photographe, et s’intéresse au théâtre et au chant, ce qui la mène à quelques petits rôles à la télévision et la mise sur pied d’un spectacle de chansons originales, intitulé De la Louve et du Lys, qu’elle présente sous le pseudonyme Marie Soledad, sur les petites scènes de Montréal, dont la Petite Licorne, le bistro d’Autrefois, L’Atelier de Longueuil, le P’tit Bar et le Bistro 4.
En 1992, elle est l’auteur de la chanson qui représente le Canada au prestigieux concours international de la chanson ibéro-américaine OTI, dont la finale à lieu à Valence, en Espagne. En 1997, elle participe au concours Ma petite Place des Arts avec ses chansons originales.
Le dessin, la peinture, la gravure, l’écriture, la composition musicale, le chant, la scène, Lerou explore ces médiums afin d’exprimer sa créativité. Et cela, en occupant différents postes en gestion et communications pour gagner sa vie, dont le poste de directrice générale de la Fondation Marie-Vincent visant la prévention des abus faits aux enfants et qui la mène à devenir porte-parole de la cause auprès des médias.
Depuis trois ans, Lerou a découvert la pierre, ce qui s’est avéré un véritable coup de coeur. Anxieuse devant la réalité de sa finalité humaine, Lerou trouve dans la pierre le moyen de perdurer. Le temps échappe aux vivants, la vie d’une personne se résume à un bref instant sur l’échelle terrestre, mais la pierre est millénaire, elle témoigne silencieusement. Elle est une présence douce qui évoque un chant profond.
« La pierre me murmure un secret. Je rape, je creuse, je cherche, je perce, afin de le découvrir » dit Lerou qui n’hésite pas à travailler une seule pièce pendant plusieurs mois. « La pierre entre en résonnance avec mes images archétypales, elle devient le miroir de mon inconscient. Les personnages qui en ressortent sont des êtres étranges, parfois des dieux et des déesses qui appartiennent à mon histoire humaine et sa quête d’absolu. »
Lerou sculpte pour témoigner de son bref et humble passage sur la terre, cherchant à créer les ponts entre l'humanité et son éternité.

 


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